Inauguration du 2e festival du livre jeunesse “SAPRISTI !” - Discours de Laurent Saint Martin

Je m’engage à financer la création de 20 librairies indépendantes dans les 20 villes d’Île-de-France de plus de 20 000 habitants où il n’y en pas.
28 mai 2021

Monsieur le Maire, Mesdames et messieurs les élus, 

Chers festivaliers, 

Je voudrais tout d’abord remercier Monsieur le Maire, Patrick Farcy, pour son accueil, Alexandra Casalis pour l’organisation de l’évènement, et saluer la présence de plusieurs élus du territoire, qui témoigne de l’intérêt porté à cette très belle initiative culturelle. 

C’est un immense plaisir de participer à l’inauguration du Festival du livre jeunesse « Sapristi ». C’est un immense plaisir de pouvoir à nouveau nous retrouver pour célébrer la culture, pour partager des moments d’échanges et de convivialité. C’est le signe que la vie que nous aimons reprend, que nous sommes parvenus à ce moment tant attendu de sortie de la crise sanitaire. Ce retour des jours heureux nous invite à regarder l’avenir avec optimisme.

Plus que jamais durant cette crise, les livres ont accompagné nos vies. Plus que jamais nous avons pris conscience de l’importance de la culture et de la littérature en particulier dans nos existences. 

C’est un jour heureux que nous célébrons aujourd’hui avec l’inauguration de cette nouvelle édition du festival jeunesse Sapristi. Je tiens à féliciter particulièrement l’association “Scènes de livres” à qui nous devons l’organisation de ce magnifique festival (on peut les applaudir). 

C’est un évènement qui me tient à cœur parce qu’il s’adresse à la jeunesse. Tout d’abord, comme jeune papa, qui connait ce moment de complicité si précieux que l’on crée avec son enfant lors de la lecture du soir. C’est un bonheur unique de faire entrer son enfant dans le monde des livres. Eveiller son imaginaire, le voir s’émerveiller devant les illustrations, nourrir des rêves et susciter d’innombrables questions… 

C’est tout cela qu’offre la littérature jeunesse. C’est un sujet qui me tient à cœur aussi parce que j’ai choisi de mettre la jeunesse au cœur de mon projet pour les élections régionales. Et je suis convaincu que l’accès à la culture est une condition fondamentale de l’égalité des chances, mais, au-delà, de la construction de soi et de l’émancipation de l’individu. 

C’est à l’âge de la petite enfance que se joue le goût de la lecture, de l’amour des mots et que l’on fonde un rapport singulier avec le papier et les pages d’un livre que l’on tourne. La littérature jeunesse, ce n’est pas simplement un plaisir, c’est aussi une responsabilité, une magnifique responsabilité ! En grandissant, la lecture est l'opportunité de s'ouvrir à un autre monde, de découvrir des horizons que l'on ne soupçonnait pas, de s'affranchir de son quotidien. C'est dans la bibliothèque que l’on construit tous les possibles. Comme l'écrit Julien Green "une bibliothèque, c'est le carrefour de tous les rêves de l'humanité". 

 Ces « lieux du livre » que sont les librairies sont si importants pour la vitalité culturelle de la Région. Il y a toujours une certaine émotion lorsque l’on franchit le seuil d’une librairie parce que l’on vient y chercher une inspiration. Il y règne une atmosphère calme et bienveillante. Libraire est un des plus beaux métiers du monde. Ici, à Villecresnes, vous avez la chance d’avoir la très belle librairie “Au fil des pages” d’Alexandra. 

Mais, en Île-de-France, qui compte pourtant le plus grand nombre de librairies en France par habitant, il y a malheureusement des zones entières de plusieurs dizaines de milliers d’habitants qui en sont privés… comme un triste symbole de la région la plus riche de France et pourtant la plus inégalitaire. 

En dehors de Paris, tous les départements d’Île-de-France sont très en dessous de la moyenne nationale en termes de nombre de librairie par habitant. En Essonne par exemple, il y a 21 librairies, soit une pour 61 715 habitants. En comparaison, en Haute-Garonne, qui compte 53 librairies, c’est une pour 21 385 habitants. Et la baisse du nombre de librairies dans notre Région est beaucoup plus élevé que dans le reste de la France (baisse de 11% contre 4% au niveau national). C’est une tendance inquiétante contre laquelle la Région peut et doit agir. 

C’est pourquoi je m’engage à financer la création de 20 librairies indépendantes dans les 20 villes d’Île-de-France de plus de 20 000 habitants où il n’y en pas, et à garantir la présence d’une librairie dans chaque commune de plus de 10 000 habitants. 

Cela fait partie des inégalités territoriales que je veux combattre. C’est un enjeu d’égalité des chances et de qualité de vie. Avec le fonds populaire régional que je porte nous aurons un formidable levier afin d’aider ces petits commerces indépendants (les librairies bien sûr, mais pas seulement : les commerces de bouche, les artisans, les cafés) qui sont tellement importants pour bien vivre dans nos territoires.

J’ai fait de l’ambition de redonner « Envie de d’Île-de-France » le fil conducteur de mon projet pour les Franciliennes et les Franciliens. Cette « Envie de d’Île-de-France », c’est aussi une envie de livre, une envie de lire et une envie d’avenir pour la jeunesse.

Votre festival du livre jeunesse le démontre si bien : il y a du talent, de l’envie, de la vitalité, de l’énergie pour faire vivre cette passion de la lecture et la découverte des auteurs. 

Je vous remercie sincèrement de toute votre action, nous avons besoin d’associations qui portent de beaux projets comme celui-ci. Je vous encourage à poursuivre ce magnifique travail et la région sera toujours à vos côtés. 

Vive la littérature jeunesse ! Et longue vie au festival Sapristi !

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